Jour de conseils

 

L'hiver se termine bientôt et cela marquera la fin de saison des cross et des compétitions en salle. Fini le temps des perchistes, il est venu le temps des courses ensoleillés !
En parlant de courses, quelles sont celles que vous avez planifié dans votre programmation annuelle ? Si vous n'êtes pas encore arrêté(e) sur le choix de vos courses, il est temps de prendre quelques instants pour finaliser votre agenda. Vous tirerez de nombreux avantages de ce positionnement au niveau de votre préparation.
 

Comment préparer une course ?

Cette réponse est simple et complexe à la fois. Compte tenu du fait que la science de l'entrainement sportif n'est pas arrêté sur une seule et unique méthode, la préparation d'une course dépend elle-même de votre entraineur. Concrétement, cela pourrait se traduire par une mise en condition optimale en vue d'une performance. Il s'agit d'une période où vous allez anticiper vos séances d'entrainements en les préparant en amont, où vous serez attentifs (ves) à votre alimentation et à votre hydratation et où vous focaliserez votre attention sur l'objectif à atteindre.

Chacun a ses "tips" et ses "astuces" pour planifier son entrainement et sa propre réussite. Et c'est une bonne chose car nous sommes tous différents et notre réponse à un stimulus diffère tout autant. Toutes ces méthodes viennent enrichir votre champ de possibilité afin de définir ce qui correspondra au mieux à vos capacités ainsi qu'à votre objectif. On peut ainsi jouer sur la fréquence d'entrainement, sur l'intensité des séances, sur du renforcement musculaire ou pourquoi pas encore sur les différentes courses à réaliser en amont de notre objectif.

N'hésitez pas à en parler avec votre entraineur si vous souhaitez préparer une course particulière ou si vous recherchez un éventuel défi à relever avec un objectif ambitieux à la clé. Le dialogue doit rester au coeur de la relation entraineur-athlète afin que celui-ci puisse être à son meilleur niveau. Des cachotteries se terminent trop souvent en découragements ou en douleurs handicapantes.

Stress, Appréhension, Doute, Inquiétude, Perte de sens ...

Le sportif qui s'est déjà fixé des objectifs encore non atteints se reconnaîtra sans peine dans l'un ou l'autre de ces sentiments. "C'est impossible !", "Je n'y arriverais jamais ", "C'est beaucoup trop dur !"... Plus l'objectif est grand et plus la pression subie devient importante ! La confiance placée en votre entraîneur sera la clé de voûte de votre motivation. Comment pourriez-vous croire que le programme qu'il vous a confié est adapté à vos particularités, si vous ne lui faites pas confiance ? Il en va de même pour ceux qui préparent eux-mêmes leur programmation annuelle : avez-vous pris en compte tous les aspects qui vous concernent ?
 

Mon conseil est simple : Testez-vous !

Vous connaissez votre VO2max ? Génial ... Vous connaissez votre vitesse maximale ainsi que votre temps sur 1000 m, 2000 m et 5000 m  ? Très utile ... Mais ... êtes-vous en mesure de me dire avec certitude que vous ne vous blesserez pas lors de votre période d'affutage (Courte période (d'une durée d'une semaine à 10 jours) située juste avant la compétition et qui a pour but de diminuer la fatigue accumulée tout en conservant toutes ses capacités physiques) ? Avez-vous pris des dispositions lors de votre programmation pour faire disparaître cette gène dans le dos qui vous tenaille de temps à autre ?

Prenez le temps de vous placer devant un miroir de plein pied afin d'observer vos articulations. Avez-vous les jambes arquées, droites ou bien au contraire en X ? Votre rotule se situe-t-elle dans l'axe de vos jambes ? Quand à vos chevilles, sont-elles davantage pronatrices ou supinatrices ? Vos anciennes blessures sont autant d'indices pour vous que peuvent l'être vos observations.

Ce genre d'information peuvent vous aiguiller ensuite dans le choix des exercices réalisés durant vos séances de renforcement musculaire.

 

Adaptez-vous !

Prenons l'exemple d'une coureuse présentant un valgus important des genoux (autrement dit genoux en "X") : Le fémur et le genou se déplacent vers l'intérieur lors d'une flexion ainsi on pourra observer une torsion au niveau de l'articulation. Dans le cas où cette athlète ne pratique pas d'exercice ciblé sur cette particularité, elle pourrait voir apparaître une douleur au genou pouvant se transformer par la suite en fameux "syndrome de l'essuie-glace". On peut également imaginer une déchirure des ligaments croisés intérieurs lors d'un ultime effort pour atteindre la ligne d'arrivée après avoir dévalés tant de bornes ...


Quels conseils pourrait-on lui donner ?

En ce qui concerne le renforcement musculaire : Renforcer son moyen fessier, son vaste médial, les ischios jambiers dans leur partie médiale et le gastrocnémien médial. L'objectif étant de limiter le déséquilibre musculaire amenant l'articulation vers l'intérieur et de rétablir celle-ci dans l'axe des jambes. Notons toutefois que la forme des jambes est généralement innée et peut ne pas dépendre directement d'un déséquilibre.

En récupération : Auto-massage des adducteurs et de l'extérieur de la cuisse (Tenseur du Fascia Lata "TFL" notamment) à l'aide d'un rouleau de massage comme celui présent dans le local matériel du club.

 

 

 


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